La France au Sénégal Pôle de la Coopération Non Gouvernementale

Pôle de la Coopération Non Gouvernementale
SCAC - Ambassade de France
BP. 2014 Dakar
Tél. : +221 33 839 53 27
Fax. : +221 33 839 53 66

Volontariat

Le volontariat étant reconnu comme un outil de développement économique et social et d’atteinte des objectifs du développement durable (ODD), le bureau soutient France Volontaires et le Comité national de promotion du volontariat (CNCPV). Chaque année, le SCAC cofinance la Journée du Volontariat Français et la journée internationale du volontariat.

Dans son dernier relevé, France Volontaires recense au Sénégal 137 volontaires de solidarité internationale repartis sur l’ensemble du territoire.

En outre, le bureau participe à l’instruction des dossiers de chantiers de jeunes sollicitant un financement auprès du programme Jeunesse solidarité internationale/ Ville, vie, vacances solidarité internationale (JSI/VVSI), dispositif piloté par le ministère des Affaires étrangères et le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (FONJEP). En 2016, 31 dossiers de chantier de solidarité internationale JSI/VVVSI ont déjà été instruits.

Actualités

 

Le Pôle CNG
en quelques chiffres
  • 15

    Projets soutenus par le PISCCA en 2017 et 2018 au Sénégal et en Gambie

  • 32

    Projets soutenus par le dispositif conjoint franco-sénégalais en soutien à la coopération décentralisée en 2015, 2016 et 2017

  • 85

    Volontaires de solidarité internationale et Service civique en juin 2018

  • 21

    Projets soutenus sur le Fonds Social de développement

  • 24

    Dossiers de chantiers de solidarité internationale instruits en 2018

  • 37

    Projets soutenus sur le PAISD depuis 2013

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  • 32

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  • 85

    Volontaires de solidarité internationale et Service civique en juin 2018

  • 21

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  • 24

    Dossiers de chantiers de solidarité internationale instruits en 2018

  • 37

    Projets soutenus sur le PAISD depuis 2013

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Témoignage d'Audrey

Témoignage d'Audrey

Je m’appelle Audrey, j’ai 29 ans et j’ai eu la chance de faire un Volontariat de Solidarité Internationale de presque 18 mois au Sénégal.

Au sein de l’Espace Volontariats de France Volontaires au Sénégal, j’étais chargée de la communication. Cette expérience a été très riche d’un point de vue professionnel comme personnel. J’ai pu toucher à toutes les facettes de la communication (web, print, événementielle, relations presse) mais aussi à la mise en réseau d’acteurs et à la gestion de projets. Ainsi, j’ai eu à gérer le site Internet, animer la page Facebook, réaliser la lettre d’information, créer des outils de communication. En parallèle, je m’occupais des relations presse et de l’organisation d’événements.
L’événement phare est notamment la Journée du Volontariat Français qui m’a occupée à temps plein les mois précédents et qui m’a enrichie. Je retiendrai de cette journée un grand moment de partage et d’échanges entre tous les volontaires du pays, les associations et ONG locales ainsi que les autorités.

Tout au long de ma mission, j’ai pu acquérir de nombreuses compétences grâce à l’autonomie que j’avais dans ma mission et à l’écoute de l’équipe. La richesse de la mission réside aussi dans le lien avec tous les acteurs associatifs et institutionnels avec lesquels travaille France Volontaires. Humainement, les rencontres qui ponctuent la mission sont très fortes. Un lien particulier se crée avec les personnes rencontrées sur le terrain et avec les volontaires. J’ai très souvent été appelée ’la maman des volontaires’, ce qui traduit bien le lien particulier qui se crée entre nous.

D’un point de vue personnel, je me suis sentie épanouie dans ce pays qui m’a accueillie très chaleureusement. J’ai apprécié découvrir la riche culture du Sénégal, comprendre les coutumes et le rapport à la religion. J’ai aimé le contact facile qui existe là-bas. Les gens se saluent, se parlent sans se connaître, il règne une certaine joie de vivre malgré les difficultés.

A l’heure du bilan, je ne peux qu’être heureuse d’avoir vécu cette expérience qui me marquera à jamais. Pour le moment, je souhaite trouver un emploi en France, idéalement dans le domaine de la solidarité internationale, mais je ne suis pas complètement fermée à l’idée de repartir un jour, si possible dans un autre pays afin de découvrir une nouvelle culture.

Je profite de cette occasion pour remercier une nouvelle fois toutes les personnes que j’ai pu rencontrer au cours de cette mission exceptionnelle. J’espère repasser très rapidement au Sénégal.

Retrouvez cet article et d’autres informations sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage de Rémy

Témoignage de Rémy

Dans le cadre de ma mission au Sénégal, j’ai travaillé sur trois projets distincts.

Le premier était d’appuyer au développement d’un écocentre capable de collecter, stocker, trier et vendre les déchets émis par le marché de Rufisque afin de mettre en place une véritable économie circulaire. Le challenge était de taille et les perspectives prometteuses ! Je devais manager l’équipe, composée en majorité de femmes courageuses et attachantes et appuyer à la gestion de l’activité. Malheureusement et malgré tous nos efforts et notre plus grande volonté, l’activité a du se suspendre pour une durée indéterminée et pour des raisons d’ordre technique. Toutefois, une reprise de l’activité de l’écocentre est envisagée dans les mois qui suivent.

Mon deuxième objectif fut un projet de sensibilisation à la valorisation des déchets dans les écoles primaires et maternelles de l’île de Gorée. Le but était de réaliser avec les enfants, des écobriques (bouteilles en plastiques remplies de déchets non-biodégradables) afin de construire des bancs dans les cours de récréation. En effet, les bouteilles, une fois bien remplies de déchets, servaient de briques de substitution pour construire toute sorte d’aménagement. Aller sur l’île de Gorée une fois par semaine et travailler avec des enfants était extraordinaire, mais le plus épanouissant était la prise en charge totale du projet en l’absence de mon tuteur. Une situation déstabilisante au début étant donné la précocité de mes responsabilités et le nouveau pays que je découvrais, mais une véritable aventure et découverte de soi. Au final, les bancs purent se réaliser dans les temps impartis. C’est alors une fierté de laisser une trace, d’avoir réussi à sensibiliser les enfants à travers ce projet où j’étais sur tous les fronts.

Enfin, mon troisième objectif fut l’appui aux projets d’un retraité enseignant sénégalais, engagé dans la préservation de l’environnement et la valorisation des déchets. Je l’accompagnais lorsqu’il allait dans les écoles, l’appuyais lors d’évènements qu’il organisait pour sensibiliser la population et jardinais dans son jardin agro-écologique. Un ami qui m’a accueilli dans sa famille comme un membre à part entière et avec qui j’ai partagé de nombreux souvenirs sur le terrain comme derrière sa moto ou autour d’un délicieux thieboudienne.

Je tire de cette aventure, des souvenirs et découvertes bouleversants, qui marqueront à jamais mon existence et ma façon de vivre. L’hospitalité, le sourire, la chaleur et la générosité sont des mots qui raisonnent en moi en pensant au Sénégal. La simplicité des rencontres et les surprises quotidiennes qui ont rythmé ma vie sur place, furent un véritable épanouissement. Je suis arrivé seul au Sénégal, mais je suis reparti en quittant une véritable famille que je ne pourrai oublier.

Ayant connu une mission pour le moins surprenante, j’ai su développer ma capacité à m’adapter face aux multiples imprévus, à assumer des responsabilités et à gérer une équipe. Une mission passionnante qui m’aura offert à la fois du travail sur le terrain entre les chantiers, les écoles et l’écocentre, mais aussi un travail à l’abri du soleil afin de planifier et organiser les tâches à accomplir. Aujourd’hui, cette gestion de l’imprévu est pour moi une véritable force dans ma prise de décisions et me permet de mieux gérer le stress.

Le Sénégal restera pour toujours dans mon cœur et je suis certain que je reviendrai dans les années qui suivent « Inch’Allah ». Toutefois, mes projets se planifient vers d’autres horizons afin de poursuivre ma découverte de sociétés qui me sont inconnues dans le cadre d’une mission VSI.

Je compte à présent rester quelques mois en France puis repartir dans le courant de l’année 2017 vers l’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine ou un autre pays africain en m’engageant dans un Volontariat de Solidarité Internationale. Cette mission de service civique fut intense mais trop courte pour de nombreuses raisons. Je souhaite ainsi retenter une telle aventure sur une durée plus longue. Avec un tel épanouissement professionnel et personnel, je ne peux qu’être heureux d’avoir vécu cette expérience de service civique à l’étranger et encourager la jeunesse française à tenter l’aventure.

Retrouvez cet article et d’autres informations sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage de Guy

Témoignage de Guy

Quelles compétences nouvelles as-tu apporté à la structure d’accueil lors de ta mission ?
Je crois que toutes les compétences existent dans la structure d’accueil. C’est plutôt dans la manière de voir les choses que l’on peut échanger. Après plus de 40 ans d’activités en France, je pense avoir acquis une expérience certaine dans la façon de procéder. Ceci est d’ailleurs valable pour tous, quelque soit la fonction exercée auparavant. C’est cette expérience et ce recul qui me permettent de proposer des solutions pour améliorer l’efficacité de l’école où j’effectue cette année, une huitième mission totalisant ainsi plus de 2 ans de présence.
Je travaille essentiellement sur l’organisation qui est sans doute le point faible, comme dans beaucoup de structures, prenons un exemple, le temps de travail, pas le temps passé au travail, mais le temps utile ! C’est souvent différent ! Parfois, il suffit de peu pour remettre les choses dans le bon ordre et surtout, placer l’intérêt des enfants avant toute chose. La comptabilité, la gestion des fournitures scolaires, les transports, les inscriptions, la gestion des élèves… autant de détails qui exigent une organisation irréprochable. Mais il faut également se mettre au diapason du pays. Avec notre envie de tout faire vite, il faut un peu d’ancienneté dans le pays pour comprendre comment il fonctionne et comment inciter le personnel à adhérer aux objectifs proposés. En général, les volontaires ont besoin d’un certain temps pour comprendre le pays. Les missions longues ou récurrentes permettent de s’affranchir rapidement de cette adaptation et le travail devient plus aisé avec des contacts plus francs mais je ne dis pas que c’est facile, loin de là. Les différences sont importantes, très importantes.
Maintenant, mon cas est particulier. Je suis volontaire bénévole mais je suis aussi le président et l’animateur de notre association Imiks Imik. Nous avons des actions en permanence sur le terrain que je dois mettre en place et suivre. Nous parrainons près de 120 enfants et envoyons des volontaires. Tout ça représente du temps et mon engagement va bien au-delà des missions au Sénégal, c’est toute l’année qu’il faut travailler. Les volontaires interviennent à l’école et dans une case de santé. Il faut aussi communiquer, alimenter le site internet, la page Facebook, rédiger des newsletters, envoyer des courriers, des photos aux parrains/marraines…

Qu’as-tu tiré de cette expérience ?
Evidemment, sur un plan professionnel, en étant retraité, je ne puis répondre à la question. Sur le plan personnel, c’est une véritable opportunité que de pouvoir exercer une activité utile après une vie professionnelle. C’est un message que je lance aux retraités et futurs retraités puisque l’occasion m’en est donnée : quand on parle de volontariat, on pense d’abord aux jeunes et c’est vrai que c’est une expérience irremplaçable à tous points de vue mais pour les moins jeunes, c’est peut être encore plus enrichissant. Nous disposons de temps et de compétences. Il ne faut pas gâcher ces précieuses opportunités. L’année dernière, deux institutrices en retraite m’ont accompagné sur le terrain et je vous assure que le résultat a été au-dessus de mes espérances : patience, expérience, disponibilité, contacts avec les enfants sont vraiment des atouts propres aux retraités. Pour preuve, le groupe renouvelle la mission en fin d’année et il n’est pas impossible que celui-ci prenne de l’ampleur et puis, c’est une façon de rester jeune, au moins dans la tête.

Serais-tu partant pour une autre mission ? Au Sénégal ? Ailleurs ? Pourquoi ?
Peut-être est-ce dû à l’âge mais je n’ai pas envie d’aller ailleurs. Je me suis fixé des objectifs à atteindre dans l’organisation de cette école et tant que ces objectifs ne sont pas atteints, je resterai le temps qu’il faut. On s’attache aussi et parfois je regrette que des volontaires quittent le projet et oublie vite l’école, ne prennent plus de nouvelles. Bien sûr, je reviens chaque année : à la rentrée des classes en octobre/novembre/décembre et en mars/avril, je reste entre 2 et 3 mois à chaque fois. Une mission d’un mois, c’est une initiation, une découverte mais ça ne permet pas de prendre pied, de s’engager dans le pays. Parmi les jeunes volontaires qui sont souvent à mes côtés, beaucoup ont envie de revenir, quelques-uns reviennent mais rares sont ceux qui sont déçus.
Pour conclure, je souhaiterais parler un peu de France Volontaires au Sénégal puisque c’est cette association qui est rédactrice de cet interview. Dès le début de mes voyages au Sénégal, j’ai pris contact avec l’association. Je dois dire que pour un volontaire expatrié, c’est plutôt rassurant d’être en contact avec une structure proche de l’ambassade de France. Je veux dire qu’en cas de pépin, on peut toujours sonner à la porte pour avoir des conseils. Ensuite, France Volontaires organisent régulièrement des sessions d’informations pour les volontaires présents au Sénégal et c’est très enrichissant de rencontrer d’autres personnes en mission à travers le pays et puis ces séances, si elles sont ponctuées de séances de travail, comportent également des temps de découverte. C’est ainsi que j’ai pu profiter grâce à France Volontaires, de la découverte de Ziguinchor et de sa région, en Casamance, la ville de Kaolack, Dakar… Donc, merci France Volontaires !

Retrouvez cet article sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage d'Arthur

Témoignage d'Arthur

Arthur, 22 ans est arrivé au mois d’octobre 2016 au Pays de la Teranga. Envoyé par ADIF, il effectue une mission de 9 mois au sein de la radio Rail bi FM, à Pikine Guinaw Rail, dans la banlieue de Dakar.

Quelles ont été tes motivations pour une mission de volontariat ?
Après ma licence je me suis posé de réelles questions quant à mon choix d’orientation, à savoir si je devais continuer mes études ou non. Mais en réalité, j’étais plutôt prêt à voyager et découvrir autre chose, un environnement différent du mien. Peu m’importaient le pays et la mission, tant que c’était un pays « non occidental ». Je me suis d’abord penché sur les possibilités de faire un master à l’étranger, mais c’est l’idée du Service Civique qui m’a le plus attirée. Je voulais privilégier une expérience personnelle, mais tout de même encadrée et qui me permette de continuer mes passions qui sont la musique et le sport. Mes plus grandes motivations étaient le don de soi et l’échange ! Mais je pense que le plus important pour réussir sa mission et pour ne pas être déçu, c’est de trancher la barrière entre l’égoïsme et l’altruisme.

Quelles compétences nouvelles apportes-tu à la structure d’accueil lors de ta mission ?
Suite à un an de bénévolat dans une radio communautaire en France, j’ai acquis de nombreuses compétences que j’ai pu mettre au service de la radio Rail bi FM. Le monde de la radio n’était pas nouveau pour moi et j’ai pu également mettre en place des échanges avec mes collègues sur les façons de faire françaises et les façons de faire sénégalaises. J’ai également participé d’abord à la création de partenariats avec un groupe de médias pour accueillir des stagiaires sénégalais ensuite à la mise en place d’une émission hebdomadaire sur le volontariat et à sa promotion. Enfin, je participe à la recherche de financements. Mes tuteurs sont reconnaissants de la valeur ajoutée que représente pour la radio ma mission de volontariat.
Le volontariat permet aussi d’apporter la plus-value de sa personnalité, ainsi que de sa propre culture et engage un dialogue interculturel qui découle sur l’échange.

Que tires-tu de cette expérience sur le plan professionnel ?
Chaque jour je cherche à me perfectionner pour la radio. J’ai également pu prendre en compte que chaque culture a des interprétations différentes sur les choses. J’ai ainsi réalisé qu’il fallait apprendre à dire des discours vrais et ne pas hésiter à avouer clairement ses besoins de façon à ce qu’il y ait une meilleure compréhension mutuelle.

Que tires-tu de cette expérience sur le plan personnel ?
Cette expérience est très enrichissante sur le plan humain. J’ai beaucoup de gratitude pour ADIF (ma structure d’envoi), les autres volontaires avec qui je partage cette expérience, France Volontaires, etc. qui me permettent de réaliser ma mission. Je réalise la chance que j’ai d’être ici. Je trouve que cela me permet de découvrir l’autre, pour pouvoir comprendre qui je suis ; qui je suis en tant que Français, en tant qu’homme, en tant que blanc. Personnellement, j’en découvre beaucoup sur mes goûts et j’ai une vision plus claire des autres, mais surtout de moi-même.

Un conseil aux autres volontaires ?
Je conseille à tout volontaire de tenir un discours vrai, pour casser les barrières entre les cultures. Il faut avoir un esprit bienveillant, comprendre la vulnérabilité des autres pour comprendre la sienne, et surtout exprimer ses besoins.

Quels avenir et perspectives après ta mission ?
Cette mission est très enrichissante pour moi et je suis totalement partant pour réaliser une autre mission de volontariat. J’ai également été retenu pour l’Institut de l’Engagement afin de pouvoir suivre une formation. Cet Institut est d’ailleurs formidable dans le sens où il offre à tout volontaire de nombreuses opportunités post-volontariat. J’ai également pour projet de monter une Société Coopérative et Participative (SCOP), dans le domaine du développement durable et des énergies renouvelables.
Tout ce que je souhaite c’est de poursuivre mon bien-être qui s’est exprimé à travers le Service Civique et qui me permet de me sentir utile.

Raconte-nous une petite anecdote !
Grâce à une mission dans la ville de Podor au nord du pays, j’ai rencontré le gérant d’une radio qui est d’origine française. Fait marquant, il n’a cependant jamais mis un pied en France : sa mère, la « Dame de Podor », habite depuis plus de 30 ans au Sénégal, est mariée à un Peul et a fait tous les sacrifices d’une mère pour pouvoir faire de son fils un vrai Sénégalais !

Retrouvez cet article et d’autres informations sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage de Valentin

Témoignage de Valentin

"Faites le grand saut, la meilleure des expériences est humaine"

Qui es-tu ?

  • Peux-tu te présenter en 4 mots ?

Dynamique
Patient
Engagé
Réfléchi

  • Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

Pour découvrir une nouvelle culture, partager mes connaissances, échanger sans compter, apprendre la patience, apprendre des autres et apprendre sur soi-même

  • Quels objets as-tu apporté avec toi et pourquoi ?
    De très beaux coquillages de Cap Skirring !

L’interculturalité

  • Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Très bon accueil, malgré les regards curieux ! Les gens partagent tout !

  • Quelles sont les différences qui t’ont le plus marqué entre la France et le Sénégal ?

Le fait de manger tous ensemble dans le même plat, l’ignorance des gens vis à vis de la gestion des déchets.

La mission

  • Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

Avant mon départ en mission, j’ai récolté des produits pour l’hôpital d’Ourossogui, qui manque cruellement de moyens. J’ai ainsi pu distribuer 10 champs pour perfuser, des dolipranes, des dafalgans, des brosses à dents et du dentifrice, lunettes de vue, appareil à dextro, compresses…
J’ai également participé au réaménagement des espaces floraux devant et autour de la maison des Yvelines. Grâce à des pneus recyclés, récupérés en amont dans la brousse à la sortie du village direction Matam, puis peints en blanc et disposés autour des arbres, nous avons crée un nouvel espace qui protège également des animaux.
Enfin, j’ai été à l’iniatiative de reportages photographiques sur le : Lancement du projet de développement de la voûte nubienne dans le Fouta ; suivi de projet poste de santé, parcelles de maraîchage, etc ; Lancement du projet FICOL développement du maraîchage et création de forages avec le partenariat de l’association ADOS (Ardèche, Drôme, Ourossogui, Sénégal) ; Passage du président Macky Sall à la maison des Yvelines ; Lancement du projet les départements de Matam et de Kanel pour la pérennisation des collèges et lycées et la Formation par les Peace Corps (Corps de la Paix), au centre culturel de Matam

Enfin, j’ai participé : aux créations de nos cartes de visites pour faciliter les échanges de contacts, la réalisation de badges pour deux volontaires Ambassadeurs, la création d’un logo pour le projet les départements de Matam et de Kanel pour la pérennisation des collèges et lycées, la création d’un nouveau logo et de carte de visites pour le conseil départemental de Matam, la création d’une illustration pour les 50 ans de la paroisse de Matam

  • Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

La patience
La volonté de changer les mentalités
Une plus grande ouverture d’esprit

  • Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Ne pas avoir l’eau courante au robinet, le fait que je sois blanc signifie que j’ai de l’argent…

  • En tant qu’Ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

La patience
La persévérance
L’ouverture d’esprit

  • Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase ?

Faites le grand saut, la meilleure des expériences est humaine, vous en apprendrez autant de vous que des autres.

Et après ?

  • Quels sont tes projets post-volontariat ?

Trouver un poste de graphiste à Marseille, si ce n’est le cas un VSI en Amérique du Sud.

  • Un conseil aux futurs volontaires ?

Renseignez vous bien sur votre pays avant d’y être afin d’être préparé. Votre destination exacte dans celui-ci. Les langues parlés afin de mieux appréhender les gens et avancer plus rapidement dans vos missions car 4 mois c’est court.

Retrouvez cet article et d’autres témoignages des Ambassadeurs de l’Engagement 2016-2017 sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage de Rémy

Témoignage de Rémy

Volontaire dans l’aventure WECCEE

  • Pourquoi avoir choisi d’être volontaire ?

Mon choix de volontariat est venu progressivement, je suis étudiant en médecine et durant ma troisième année d’étude je me suis engagé dans l’association de ma fac sur le thème de la solidarité, et notamment internationale. Dans ce cadre je suis parti 1 mois pour un projet au Cambodge, puis en rentrant cela m’a fait énormément réfléchir. Je me sentais frustré car je sentais bien qu’un voyage d’un mois était beaucoup trop court, que je ne pouvais pas prendre en compte tous les enjeux du pays où j’étais, la culture, le mode de vie et que par conséquent mon intervention était très limitée pour les gens sur place mais aussi pour moi-même. Après mûre réflexion j’ai décidé de faire une année de césure entre ma troisième et ma quatrième année afin de m’engager pleinement dans un projet associatif et ainsi pouvoir assouvir mon envie de découverte, de partage et d’interculturalité. Le service civique est venu comme une évidence car il me permettait de partir moins d’un an et en plus d’être indemnisé, donc de pouvoir être indépendant financièrement et ne pas peser une année de plus sur mes parents. Après quelques mois de recherche j’ai trouvé Cool’eurs du Monde qui a tout de suite retenu mon attention car les valeurs qu’ils partageaient, le projet de réciprocité et le format de leur volontariat étaient exactement ce que je recherchais ! J’ai donc postulé sans hésiter et me suis retrouvé dans l’aventure WECCEE…

  • Quelles sont tes missions dans ta structure en tant que volontaire ?

Ma mission s’est déroulée à la Mairie de Pikine Nord, ma mission initiale était de monter des projets autour du développement durable, en partenariat avec les jeunes de Pikine. Au final j’ai travaillé main dans la main avec Ibrahima Mandiang, président de la commission jeunesse et développement de la commune, ainsi qu’avec le Conseil Communal de la Jeunesse. J’étais un pont entre les associations de jeunes, les écoles, les services de la mairie et les commissions. J’ai donc pu interagir avec tous ces interlocuteurs, ainsi qu’avec le Ministère de l’Environnement, les Eaux et Forêts et d’autres partenaires. Notre projet principal a été d’instaurer un programme d’éducation environnementale dans 4 écoles de Pikine Nord, avec 6 classes de CM1 ou CM2. Ce programme articulé autour des 3 thématiques qui sont la gestion des déchets, l’aménagement d’espaces verts et l’assainissement de l’eau, se compose de 3 séances d’animations. La première séance est une sensibilisation et découverte de la thématique, puis nous faisons une sortie pédagogique, pour finir sur une séance de mise en pratique au sein de l’école. Dans ce cadre nous avons pu visiter la station d’épuration de Cambérène, la pépinière pédagogique de G Hip Hop, fait des ateliers réutilisation des déchets avec l’artiste pikinois Fada, planté des fleurs et des arbres dans les cours, ainsi que poser des poubelles au sein des écoles. En plus de cela nous avons fait 2 formations pour les associations de jeunes sur la thématique de l’animation et du développement durable, l’objectif étant que ces jeunes participent avec nous aux interventions dans les écoles.

  • Qu’as-tu tiré de cette expérience ?

- Sur le plan personnel
Cette expérience m’a apportée énormément sur le plan personnel, il est même dur de définir tout ce que cela m’a donné. Je pense avoir muri énormément sur ces 6 mois, avoir gagné une ouverture d’esprit plus grande et un regard sur le monde actuel plus critique. Vivre une autre culture, un autre monde que le mien pendant 6 mois m’a beaucoup aidé pour réfléchir sur ma condition, sur notre mode de vie occidental d’hyperconsommation et le fonctionnement de ce système capitaliste qui cause beaucoup de dégâts dans le monde. Je pense avoir plus d’armes et être prêt maintenant à m’engager au quotidien pour essayer de faire changer les choses. J’ai appris aussi une autre méthode de travail, et surtout un autre regard face au temps, beaucoup moins stressant et plus reposant. J’essaye de prendre au jour le jour les éléments qui m’ont plu dans le Sénégal et ses cultures, je pense être maintenant moins stressé, plus calme et relativiser beaucoup plus sur les petits événements du quotidien et les petits problèmes qui peuvent arriver. Il y a toujours une solution !

- Sur le plan professionnel
Sur le plan professionnel cette expérience m’a apporté de nombreuses choses. D’une part comme je l’ai dit avant un rapport au temps et au travail différent avec moins de stress et planification mais au final une efficacité qui n’en n’est pas moindre ! Ensuite j’ai gagné en aisance à l’oral puisque j’ai été amené à parler de nombreuses fois en grand public, en conseil municipal ou autres, je me sens beaucoup plus à l’aise. J’ai aussi appris à travailler avec les institutions et appris beaucoup sur le fonctionnement d’un système politique puisque j’étais baigné en permanence dans ce monde. Pour finir ces 6 mois m’ont permis de prendre du recul sur mes études et mon avenir professionnel, j’ai ainsi pu réfléchir à ce que je recherche vraiment dans mon futur métier et pu confirmer que je souhaitais travailler en tant que médecin généraliste. J’ai pu établir aussi que j’aimerais travailler dans un cadre plus social, notamment dans des associations d’accueil de migrants, avec les Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) ou bien les Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS).

  • Quelles compétences nouvelles as-tu apporté à la structure d’accueil lors de ta mission ?

Au niveau des compétences que j’ai apporté je pense que la principale est un bon coup de boost et une organisation qui n’étaient pas forcément au rendez-vous. Après surtout ma présence a permis de dégager du temps à Ibrahima pour pouvoir monter ce projet. Ensuite j’ai des compétences d’animations qui ont aidé dans la confection de ce projet et pour les formations puisque j’avais déjà une expérience dans ce domaine.

  • Que feras/fais-tu après ta mission de volontariat ? Serais-tu partant(e) pour une autre mission au Sénégal ou ailleurs ? Pourquoi ?

En septembre je reprends mes études de médecine en 4ème année, je ne pense donc pas repartir de sitôt au Sénégal. De plus je ne voudrais pas réitérer de mission de volontariat là-bas car je suis persuadé que j’ai beaucoup à faire en terme de solidarité en France, notamment avec les populations démunies, telles que les migrants arrivant, les demandeurs d’asile ou encore les SDF et toxicomanes. Cependant le Sénégal m’a séduit et j’y ai trouvé une véritable famille là-bas, je sais donc que j’y retournerais très prochainement pour tous les revoir, mais pas en volontariat, seulement en vacances.

  • En quoi ton expérience de volontaire t’a permis d’arriver à ta situation actuelle ? (question pour les anciens volontaires)

Mon expérience de volontariat m’a vraiment permis de prendre du recul sur mon cursus d’étudiant en médecine et de décider de la voie que je voulais suivre. Je pense que sans cette expérience je serais beaucoup plus incertain sur ce que je veux faire et beaucoup plus incertain sur le fait que je veux être médecin et que je me trouve sur le bon parcours.

  • Avez-vous un conseil à donner aux futurs volontaires ?

Pour les futurs volontaires mon conseil principal est de ne pas tomber dans le piège de l’entre soi ! Il est facile au début de son volontariat de tomber dans la communauté des volontaires et des expatriés car forcément les affinités se font plus facilement mais je pense vraiment qu’il est dommage pour un volontaire, et même quiconque qui vient au Sénégal, ou un autre pays, de rester entre « blancs » dans un monde totalement différent de la réalité du pays. Si on part c’est avant tout pour découvrir un pays, une culture, une population, donc il faut aller à la rencontre de ces gens ! Ne pas sortir qu’avec des volontaires dans les quartiers d’expat’, mais plutôt sortir de Dakar, aller dans la banlieue, aller dans les villages, rencontrer des Sénégalais chez eux, dans leurs maisons, pendant leurs fêtes, et ainsi vous vivez une vraie expérience d’interculturalité et pourrait comprendre un minimum de ce que ces gens vivent. Le mieux pour cela est d’insister avec votre structure d’envoi et d’accueil pour être logé en famille d’accueil. Je pense que ça a été pour moi la meilleure chose qui me soit arrivé dans mon volontariat, c’est vraiment l’occasion de vivre le quotidien de Sénégalais, le meilleur moyen d’apprendre le Wolof et de connaître leurs problématiques. Cela permet d’être mieux intégré et cela donne encore plus envie de revenir !

  • Raconte-nous une petite anecdote !

Dur de trouver une anecdote parmi tout ce que j’ai vécu à Pikine et au Sénégal… Bon il y a une soirée que je passais avec des amis, après un début de soirée chez un pote nous avons décidé d’aller sortir en boîte. Le problème c’est que j’étais en claquettes, mais cela ne me posait pas de soucis. Une fois arrivé devant le videur me dit que je ne peux pas rentrer comme ça il faut que j’ai des chaussures. Un peu déçu je me dis tant pis je rentre chez moi mais un ami sénégalais me dit : « Attend attend je connais bien le quartier j’ai un pote pas loin je l’appelle il te ramène des chaussures ! ». 10 minutes plus tard je le vois revenir avec une paire de chaussures, à ma taille en plus ! Nous avons donc pu rentrer dans la boîte et y passer la soirée. Cette petite anecdote me fait rire car c’est vraiment un signe de la débrouillardise sénégalaise et de l’entraide permanente, il était quand même 1h ou 2h du matin et le mec est sorti de chez lui pour donner ses chaussures à un inconnu.

Retrouvez cet article et d’autres informations sur le site de l’espace volontariat au Sénégal

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Témoignage de Kenza

Témoignage de Kenza

Kenza, 29 ans, est arrivée au Sénégal au mois de décembre 2017. envoyée par le SCD, elle réalise une mission de Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) auprès du GRDR pour une durée de 2 ans.

Quel est ton parcours ?
Après une prépa HEC, j’ai intégré une école de commerce à Toulouse en spécialisation finances avec un double diplôme à Barcelone. J’ai ensuite commencé à travailler en institutions financières en asset management et banques d’investissements.

Aujourd’hui, pourquoi avoir choisi le volontariat ?
Mon travail précédent ne me satisfaisait pas pleinement. Bien qu’intéressant, il me manquait quelque chose, un aspect humain et relationnel. Je ressentais le besoin de donner du relief, du sens à mon travail. J’ai donc décidé de me réorienter et j’ai voulu commencer à travailler dans des ONG. C’était une réorientation qui n’était pas évidente en ayant fait que de la finance de marchés. C’est comme ça que j’ai découvert le volontariat, qui était une excellente opportunité pour moi d’avoir une expérience professionnelle dans un nouveau secteur tout en gardant un lien avec ce que j’avais étudié et fait auparavant.
Pour moi, le volontariat c’est une chance qu’on donne à des personnes qui veulent se réorienter professionnellement et découvrir de nouvelles opportunités et parcours. Le volontariat permet de travailler dans des pays qui ne sont pas forcément très accessibles d’un point de vue professionnel. Il est parfois difficile de trouver du travail à l’étranger, et cela est souvent désavantageux pour des français : contrats locaux, absence de couverture sociale, absence de cotisation, etc. Le volontariat répond aussi à tous ces défis.
Dans le milieu des associations, c’est un contrat qui est aussi très bien vu puisque le volontaire est intégré immédiatement, de par la durée de son contrat et des fonctions qu’il occupe.

Qu’est ce que tu fais aujourd’hui comme Volontaire de Solidarité Internationale ?
J’ai un poste de gestionnaire financier sur trois pays, le Sénégal, la Guinée Bissau et bientôt la Guinée Conakry. Le poste m’a plu de part les responsabilités qu’il revêt. Les missions de l’association, le GRDR, me plaisaient aussi car ce sont des projets simples mais conséquents, grâce à des conventions de programme importantes, notamment une avec l’AFD qui est une convention de 4 ans. Cela permet d’avoir une présence locale bien développée. C’est une association très implantée qui a étoffé ses activités en partant avec des projets agricoles et aujourd’hui des projets plus transversaux : l’agriculture toujours, mais aussi la sécurité alimentaire et la migration via l’appui à l’entrepreneuriat et l’insertion socio-professionnelle.

Qu’est ce que t’apporte ce VSI ?
D’un point de vue professionnel, j’apprends beaucoup sur la manière dont fonctionne une association. Ce volontariat me permet aussi de réfléchir à mon parcours professionnel et ce qui viendra après. C’est aussi une excellente manière de se plonger dans un dialogue interculturel constant. Je travaille dans des circonstances différentes ce qui est bénéfique pour s’ouvrir au monde, se remettre en cause, découvrir de nouvelles valeurs et sortir de sa ‘confort zone’.
D’un point de vue personnel, le VSI me permet de découvrir un nouveau pays, le Sénégal. Je le disais avant en me présentant, mon parcours témoigne d’une orientation vers l’international et le partage et la découverte de cultures. Le Volontariat me permet de poursuivre sur cette lancée et d’avoir une première expérience dans un pays d’Afrique de l’Ouest.

Tu aurais des conseils à donner pour les futurs Volontaires ?
Je crois que le plus important c’est d’appréhender au mieux sa mission : bien dialoguer avec sa structure d’accueil avant son déploiement pour anticiper au maximum sur les futures responsabilités, les missions et l’insertion professionnelle et culturelle.

Tu as une anecdote à partager sur ton début de VSI ?
Oui ! En arrivant au GRDR tous mes collègues me disaient qu’ils me reconnaissaient parce qu’ils avaient vu une photo de moi ‘en culotte’. J’étais hyper gênée et ne comprenais pas. J’ai essayé de chercher pourquoi cette photo : en culotte ? Vous êtes sûrs ? Je n’ai jamais fait de photos de moi en culotte !
Au bout d’un moment, j’ai compris que mes collègues faisaient référence à ma photo WhatsApp, où je porte un short en jean, communément appelé ‘culotte’ ici au Sénégal !

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Témoignage de Lucas

Témoignage de Lucas

Lucas est arrivé au Sénégal au mois d’octobre 2017. envoyée par le SCD, il réalise une mission de Service Civique auprès de l’association CAURIS pour une durée de 10 mois.

« Salemata est une ville de 2 500 habitants, coincée entre sept collines, enclavée, au bout du Sénégal Oriental. La découvrir se mérite, on y accède après avoir traversé une route difficile, des pistes de latérite aux nuages de poussière étouffants. Pourtant, c’est ici une des zones les plus préservées du Sénégal, en plein cœur du Pays Bassari, classé au patrimoine mondial de l’Humanité.

C’est là que se déroule ma mission. Salemata possède un collège, le seul à vingt kilomètres à la ronde, un lycée, chose encore plus rare car le premier lycée se trouve à Kédougou situé à quatre vingt kilomètres. Nombreux sont donc les élèves à venir étudier dans cette petite ville qui est le cœur battant de la zone. Des élèves venant d’Ethiolo, d’Epingué, d’Egenga… Avec la création des structures scolaires le taux de scolarisation a explosé, le logement de tous ces élèves qui viennent, le plus souvent, de villages éloignés, à vite posé problème. C’est dans ce cadre que l’association CAURIS (Cellule d’appui aux relations interculturelles au Sénégal) intervient et moi avec, modestement.

CAURIS a mis en place un internat (Le « Foyer Egenga ») pour recevoir ces élèves en difficulté de logement. Vingt-huit élèves sont, à ce jour, accueillis, dans cette structure qui leur permet d’avoir le gîte et le couvert, à proximité de l’endroit où ils étudient.

Mon rôle est multiple au sein de cette structure.

  • Ma première mission et sans doute la plus importante, est d’assurer un suivi scolaire des jeunes en donnant des cours de soutien l’après-midi et en les accompagnant dans leur travail personnel, chaque soir, de vingt heures à vingt-deux heures.
  • Ma deuxième mission est d’assurer le bon entretien de l’internat (potager, cases des élèves, salle de classe).
  • Troisième mission gérer les comptes de la structure et assurer le lien avec les parrains français de l’internat.

Mes élèves ont de douze à vingt-et-un ans, douze filles, seize garçons, de la sixième à la terminale. Cette mission demande une certaine capacité à s’adapter. Je dois faire des maths, du français, de l’histoire, des langues, de la physique, le tout à sept niveaux différents.

La mission me plaît, le contact est bon, voire très bon avec les élèves, ma mission est d’une utilité certaine et la zone vaut vraiment le coup d’être découverte. Bien sûr, comme la zone est vraiment très enclavée, il faut parfois faire contre mauvaise fortune bon cœur (coupures d’eau, d’électricité, pas de grands magasins sur place, connexion internet limitée). Mais pour compenser il y a la possibilité de découvrir les cultures locales, de comprendre l’existence parfois difficile des gens qui vivent ici et d’effectuer, comme le dit Nizan, la seule espèce valide de voyage qui est « la marche vers les Hommes ». »

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Témoignage de Soukeyna

Témoignage de Soukeyna

Soukeyna, Volontaire de Service Civique de Réciprocité au sein d’Ardêche Drôme Ourossogui Sénégal (ADOS), Valence, France.

« Je m’appelle Soukeyna âgée de 25 ans. J’ai été appelée à faire un volontariat de réciprocité pour une durée de 10 mois dans une structure appelé ADOS (Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal), qui est une association de solidarité internationale se trouvant à Valence (France). ADOS est présente sur les deux territoires (France et Sénégal.)

Avant d’être volontaire de réciprocité, j’étais volontaire du Service Civique National du Sénégal. C’était par la suite que j’ai été amenée à faire la réciprocité par le biais de France Volontaires.

Cette mission m’a apporté sur le plan professionnel, une découverte d’autres thématiques et la capacité de les animer, savoir communiquer avec différents publics et être capable de créer mes propres thématiques d’animation.

Elle m’a permis aussi sur le plan personnel d’aller au-delà de mes limites, me connaître et vivre en autonomie.

Par cette expérience, j’ai apporté à ma structure un appui pour les animations ; c’est-à-dire tout ce qui est interculturel, rencontre, découverte du Sénégal.

Après ma mission de volontariat, je voudrais m’investir dans le domaine de l’animation sociale : je veux faire une formation d’abord dans ce domaine pour renforcer mes capacités afin de pouvoir m’investir dans ce domaine.

Je suis également apte à faire d’autres missions de volontariat au Sénégal ou dans un autre pays.

Pourquoi ? Je suis une fille curieuse et qui aime aller à la rencontre des autres car chaque rencontre est une belle expérience et des leçons de vie que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.

Pour l’anecdote, le premier jour où je devais me présenter devant une classe pour animer, j’étais en plein animation et tout à coup je me suis évanouie car je n’avais pas mangé parce que c’était difficile pour moi de m’adapter par rapport à l’alimentation.

Enfin, si cette expérience est à refaire je le referais car c’est une belle et riche expérience, et je pense que par cette expérience on peut arriver à être une autre personne, de manière positive. Le volontariat donne également une autre vision du monde. »